HISTOIRE DU LAIT DE JUMENT
Le lait de jument est utilisé depuis l'antiquité pour ses effets thérapeutiques stimulant, anti-inflammatoire, antibactérien, cicatrisant, réparateur, renforcement des défenses immunitaires.... et ses propriétés cosmétiques ( hydratant, apaisant, cicatrisant ...)
Les vertus de ce lait sont probablement connues depuis la domestication de la plus noble conquête de l'homme : le cheval (Equus caballus).
Les peuples des steppes asiatiques buvaient déjà du lait de jument ou l'utilisaient dans d'autres produits. Ils se nourrissaient lors de situations extrêmes ou d'expéditions sur le terrain avec le lait des juments qu'ils portaient afin d'obtenir la même force, vitalité, santé et audace que le cheval.
En Chine de très anciens textes nous parlent de l’utilisation thérapeutique du « koumis », une boisson fermentée à base de lait de jument issue d’une tradition ouïgour, ayant fait la force mythique de puissants nomades, de Gengis Khan à Attila.
Même les Grecs et les Égyptiens le consommaient en boissons ou en bains pour se préserver des infections et prendre soin de leur peau, c’était le secret de beauté de la Reine Cléopâtre. Grâce au Lait de Jument, sa peau restait plus éclatante, plus souple, moins ridée et moins sèche, au fils des ans.
Les romaines prenaient des bains d’ânesses.
Aristote signale qu'en Phrygie, il était d'usage de créer du fromage en mélangeant les laits de brebis, de vache, d'ânesse et de jument.
L'Encyclopédie méthodique précise que les Scythes donnaient le nom de « fromage de cheval » à un produit récupéré en séparant le beurre des éléments non-gras du lait de jument.
( L'expérience personnel des juments du Ventoux sur la fabrication d'un fromage à partir de lait de chèvre et de lait de jument a été surprenante : la tomme obtenue était d'une grande finesse, moelleuse, goût neutre voir fleurie cependant, à consommer rapidement après affinage pour éviter le goût de rance ).
Sous la Russie tsariste, ont interdit la traite des juments aux cosaques, Le résultat fut désastreux pour bon nombre d'entre eux qui tombèrent malades par manque de vitamines. La mesure fut donc rapidement abrogée. Ensuite la Russie s’en servit pour soigner la tuberculose. En ex-Union Soviétique le traitement thérapeutique au lait de jument est officiellement reconnu depuis près de 140 ans et compte plus de 100 sanatoriums. Certains hôpitaux spécialisés soignent les maladies cardiaques et digestives.
Mais c’est bien plus tard, avec le concours des recherches actuelles en micronutrition, que l’on commencera à comprendre pourquoi et comment le lait de jument peut être un complément à si large spectre.
Article de "Les 2 crocs" sur le lait de jument
du 15 mars 2016
Histoire et symbolique
Historiquement, c’est un lait qui est principalement consommé dans les pays de l’Ex Union Soviétique. Vous savez, ces pays que vous êtes incapables d’épeler et de placer sur une carte comme le Kirghizistan. (Selon Wikipédia, le pays n’a même pas de devise nationale).
Sa consommation remonte à la préhistoire et a longtemps été vitale pour ses peuples qui ont très peu accès aux fruits et légumes et qui risquent dont de présenter de fortes carrences en vitamine D et C. .
Le lait y est conservé sous forme fermentée, comme le kéfir ou le kumiz.
Les Bouriates (une ethnie mongole qui vit en Sibérie) traient par exemple les juments uniquement en été et conservent le lait fermenté dans des poches de cuir jusqu’en hiver.
La boisson fermentée porte le nom d’Aïrag en Mongolie. Une sacrée diversité de boissons fermentées donc, et l’explication est tout simplement chimique !
Rien à voir avec la drogue par contre, c’est juste que le lait de jument, de part sa composition ne peut pas cailler. On ne peut donc pas en faire du fromage ou du yahourt, technique utilisée en Europe pour conserver le lait sur de longues périodes. On ne peut pas non plus en isoler la matière grasse, donc n’espérez pas vous faire des pâtes à la crème de jument et encore moins de tartines de beurre.
Bon, mais alors aujourd’hui ça fait très petit « Petit Poney » et boisson New Age pour néo hippies. Mais à l’époque, le lait de jument c’est avant tout une boisson d’hommes bien virils qui adoraient violer les femmes et piller les troupeaux.
Allez leur dire que c’est une boisson parfaite pour les intolérants au lactose.
En 1201, Gengis-Khan s’apprêtait à se taper les Taïtchi’out dans la vallée de l’Onon. Manque de pot, deux chefs Taïtchi’out (il semble que cela ne s’accorde pas) As Known As A’outchouba’atour et Hodoun-ortchang l’attendaient derrière la rivière. Grosse baston toute la journée et à la nuit tombante, on fait une pause et les deux armées installent leurs campements de chaque côté de la rivière pour la nuit. (De vrais gentlemen en somme).
C’est là que Gengis se rend compte qu’il a été légèrement blessé pendant la baston puisqu’une flêche a traversé son cou de part en part. L’un de ses quatre chiens féroces, le fidèle Djelmè, de la tribu des Ouryangqat (des chasseurs cueilleurs sibériens qui ont par ailleurs inventé les skis et les bâtons) essaye de le soigner selon la méthode traditionnelle mongole qui consistait à s’allonger contre Gengis et à lui sucer la blessure jusqu’à ce celà s’arrête de pisser le sang. Cela s’arrête enfin de saigner vers minuit.
Gengis déclare alors « j’ai soif« . Assez logique pour quelqu’un qui avait perdu la moitié de son sang. Sauf qu’il n’y avait strictement rien à boire dans leur campement et que toutes les supérettes du coin étaient fermées (je vous rappelle qu’il était minuit et qu’on n’était pas à Manhattan mais dans vallée de l’Onon – vallée que Googlemaps ne sait pas localiser). Djelmè, en vrai baddass, traverse la rivière, rentre dans le campement des méchants (sous réserve que GenGen soit un gentil tout de même) et subtilise une jatte de lait fermenté de jument directement dans une des tentes. Il revient, délaye le lait dans de l'eau et en donne à Gengis. Après seulement trois gorgées, il s’exclame: « Voici que mes yeux recommencent à voir clair« . Il se réveille, se rend compte qu’il patauge dans une marre de son propre sang et que son pote lui a sucé le cou toute la nuit puis risqué sa vie pour aller lui chercher du Yop de poney. Gengis-khan fut ému d’un tel dévouement. Et on en resta là.